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 | Expert : Chorégraphe - L’appétit "Fame" de Paris
Dans l’esprit du film d’Alan Parker, cette adaptation très “frenchy” du fameux “musical” donne leur chance à une vingtaine d’acteurs-chanteurs peu connus. Mais attention : 1% d’inspiration, pour 99% de boulot… A l’arrivée, une joie communicative. A l'affiche du Théâtre Comédia (au moins) jusque fin mai.
Près de trente ans après la sortie du film emblématique des années 80 signé Alan Parker, la version française de Fame, montée ces jours-ci à Paris, ne se prend pas les baskets dans la reconstitution confite et l'imagerie américaine. Résolument « frenchy » jusque dans l'humour, elle s'émancipe joyeusement de son modèle et s'amuse même à en prendre parfois le contre-pied. A l'image du rôle principal de Carmen, la piquante métisse portoricaine interprétée par une blonde très bombe (Julie Victor), qui se moque bien de ne pas tricoter flamenco comme le veut son prénom. A l'affiche du Théâtre Comédia jusque fin mai (mais probablement prolongé jusqu'en juillet), Fame, avec vingt acteurs-chanteurs et dix musiciens sur scène, entend bien profiter des récents succès des comédies musicales en France.
A quelques jours de la première, l'ambiance est étonnante, tant dans les coulisses que sur le plateau. Sous la houlette du metteur en scène Ned Grujic, qui maintient un taux de douceur incroyable dans chacune de ses remarques, la bonne humeur l'emporte. « On n'obtient rien en brusquant les gens, glisse-t-il. Chacun sait où il va, il suffit d'aborder les choses une par une. » Energie positive donc, mais aussi envie d'en découdre ! Dans le ton du « musical » qui met en scène une classe de jeunes gens pendant leurs études à la fameuse New York High School of Performing Arts, pour devenir chanteurs, acteurs, danseurs, ou les trois à la fois, la troupe française veut faire mal, très mal. « On n'est pas dupe sur le boulot énorme que cela exige, s'exclame Julie Victor. Non seulement il faut savoir tout faire, mais la palette émotionnelle est très large. Le rôle de Carmen passe de la colère à la joie. C'est très physique. J'ai donc décidé d'adopter un mode de vie ascétique. » ...
Rosita Boisseau, Publié le dimanche 13 avril 2008 à 18h00
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| Posté le 20/04/2008 |
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